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samedi 2 janvier 2010

Lettre ouverte de Michel Onfray

Monsieur le Président, je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps. Vous venez de manifester votre désir d’accueillir les cendres d’Albert Camus au Panthéon, ce temple de la République au fronton duquel, chacun le sait, se trouvent inscrites ces paroles : “Aux grands hommes, la patrie reconnaissante”. Comment vous donner tort puisque, de fait, Camus fut un grand homme dans sa vie et dans son oeuvre et qu’une reconnaissance venue de la patrie honorerait la mémoire de ce boursier de l’éducation nationale susceptible de devenir modèle dans un monde désormais sans modèles.

De fait, pendant sa trop courte vie, il a traversé l’histoire sans jamais commettre d’erreurs : il n’a jamais, bien sûr, commis celle d’une proximité intellectuelle avec Vichy. Mieux : désireux de s’engager pour combattre l’occupant, mais refusé deux fois pour raisons de santé, il s’est tout de même illustré dans la Résistance, ce qui ne fut pas le cas de tous ses compagnons philosophes. De même, il ne fut pas non plus de ceux qui critiquaient la liberté à l’Ouest pour l’estimer totale à l’Est : il ne se commit jamais avec les régimes soviétiques ou avec le maoïsme.

Camus fut l’opposant de toutes les terreurs, de toutes les peines de mort, de tous les assassinats politiques, de tous les totalitarismes, et ne fit pas exception pour justifier les guillotines, les meurtres, ou les camps qui auraient servi ses idées. Pour cela, il fut bien un grand homme quand tant d’autres se révélèrent si petits.

Mais, Monsieur le Président, comment justifierez-vous alors votre passion pour cet homme qui, le jour du discours de Suède, a tenu à le dédier à Louis Germain, l’instituteur qui lui permit de sortir de la pauvreté et de la misère de son milieu d’origine en devenant, par la culture, les livres, l’école, le savoir, celui que l’Académie suédoise honorait ce jour du prix Nobel ? Car, je vous le rappelle, vous avez dit le 20 décembre 2007, au palais du Latran : “Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé.” Dès lors, c’est à La Princesse de Clèves que Camus doit d’être devenu Camus, et non à la Bible.

De même, comment justifierez-vous, Monsieur le Président, vous qui incarnez la nation, que vous puissiez ostensiblement afficher tous les signes de l’américanophilie la plus ostensible ? Une fois votre tee-shirt de jogger affirmait que vous aimiez la police de New York, une autre fois, torse nu dans la baie d’une station balnéaire présentée comme très prisée par les milliardaires américains, vous preniez vos premières vacances de président aux Etats-Unis sous les objectifs des journalistes, ou d’autres fois encore, notamment celles au cours desquelles vous avez fait savoir à George Bush combien vous aimiez son Amérique.

Savez-vous qu’Albert Camus, souvent présenté par des hémiplégiques seulement comme un antimarxiste, était aussi, et c’est ce qui donnait son sens à tout son engagement, un antiaméricain forcené, non pas qu’il n’ait pas aimé le peuple américain, mais il a souvent dit sa détestation du capitalisme dans sa forme libérale, du triomphe de l’argent roi, de la religion consumériste, du marché faisant la loi partout, de l’impérialisme libéral imposé à la planète qui caractérise presque toujours les gouvernements américains. Est-ce le Camus que vous aimez ? Ou celui qui, dans Actuelles, demande “une vraie démocratie populaire et ouvrière”, la “destruction impitoyable des trusts”, le “bonheur des plus humbles d’entre nous” (Œuvres complètes d’Albert Camus, Gallimard, “La Pléiade”, tome II, p. 517) ?

Et puis, Monsieur le Président, comment expliquerez-vous que vous puissiez déclarer souriant devant les caméras de télévision en juillet 2008 que, “désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s’en aperçoit”, et, en même temps, vouloir honorer un penseur qui n’a cessé de célébrer le pouvoir syndical, la force du génie colérique ouvrier, la puissance de la revendication populaire ? Car, dans L’Homme révolté, dans lequel on a privilégié la critique du totalitarisme et du marxisme-léninisme en oubliant la partie positive - une perversion sartrienne bien ancrée dans l’inconscient collectif français… -, il y avait aussi un éloge des pensées anarchistes françaises, italiennes, espagnoles, une célébration de la Commune, et, surtout, un vibrant plaidoyer pour le “syndicalisme révolutionnaire” présenté comme une “pensée solaire” (t. III, p. 317).

Est-ce cet Albert Camus qui appelle à “une nouvelle révolte” libertaire (t. III, p. 322) que vous souhaitez faire entrer au Panthéon ? Celui qui souhaite remettre en cause la “forme de la propriété” dans Actuelles II (t. III, p. 393) ? Car ce Camus libertaire de 1952 n’est pas une exception, c’est le même Camus qui, en 1959, huit mois avant sa mort, répondant à une revue anarchiste brésilienne, Reconstruir, affirmait : “Le pouvoir rend fou celui qui le détient” (t. IV, p. 660). Voulez-vous donc honorer l’anarchiste, le libertaire, l’ami des syndicalistes révolutionnaires, le penseur politique affirmant que le pouvoir transforme en Caligula quiconque le détient ?

De même, Monsieur le Président, vous qui, depuis deux ans, avez reçu, parfois en grande pompe, des chefs d’Etat qui s’illustrent dans le meurtre, la dictature de masse, l’emprisonnement des opposants, le soutien au terrorisme international, la destruction physique de peuples minoritaires, vous qui aviez, lors de vos discours de candidat, annoncé la fin de la politique sans foi ni loi, en citant Camus d’ailleurs, comment pourrez-vous concilier votre pragmatisme insoucieux de morale avec le souci camusien de ne jamais séparer politique et morale ? En l’occurrence une morale soucieuse de principes, de vertus, de grandeur, de générosité, de fraternité, de solidarité.

Camus parlait en effet dans L’Homme révolté de la nécessité de promouvoir un “individualisme altruiste” soucieux de liberté autant que de justice. J’écris bien : “autant que”. Car, pour Camus, la liberté sans la justice, c’est la sauvagerie du plus fort, le triomphe du libéralisme, la loi des bandes, des tribus et des mafias ; la justice sans la liberté, c’est le règne des camps, des barbelés et des miradors. Disons-le autrement : la liberté sans la justice, c’est l’Amérique imposant à toute la planète le capitalisme libéral sans états d’âme ; la justice sans la liberté, c’était l’URSS faisant du camp la vérité du socialisme. Camus voulait une économie libre dans une société juste. Notre société, Monsieur le Président, celle dont vous êtes l’incarnation souveraine, n’est libre que pour les forts, elle est injuste pour les plus faibles qui incarnent aussi les plus dépourvus de liberté.

Les plus humbles, pour lesquels Camus voulait que la politique fût faite, ont nom aujourd’hui ouvriers et chômeurs, sans-papiers et précaires, immigrés et réfugiés, sans-logis et stagiaires sans contrats, femmes dominées et minorités invisibles. Pour eux, il n’est guère question de liberté ou de justice… Ces filles et fils, frères et sœurs, descendants aujourd’hui des syndicalistes espagnols, des ouvriers venus d’Afrique du Nord, des miséreux de Kabylie, des travailleurs émigrés maghrébins jadis honorés, défendus et soutenus par Camus, ne sont guère à la fête sous votre règne. Vous êtes-vous demandé ce qu’aurait pensé Albert Camus de cette politique si peu altruiste et tellement individualiste ?

Comment allez-vous faire, Monsieur le Président, pour ne pas dire dans votre discours de réception au Panthéon, vous qui êtes allé à Gandrange dire aux ouvriers que leur usine serait sauvée, avant qu’elle ne ferme, que Camus écrivait le 13 décembre 1955 dans un article intitulé “La condition ouvrière” qu’il fallait faire “participer directement le travailleur à la gestion et à la réparation du revenu national” (t. III, p. 1059) ? Il faut la paresse des journalistes reprenant les deux plus célèbres biographes de Camus pour faire du philosophe un social-démocrate…

Car, si Camus a pu participer au jeu démocratique parlementaire de façon ponctuelle (Mendès France en 1955 pour donner en Algérie sa chance à l’intelligence contre les partisans du sang de l’armée continentale ou du sang du terrorisme nationaliste), c’était par défaut : Albert Camus n’a jamais joué la réforme contre la révolution, mais la réforme en attendant la révolution à laquelle, ces choses sont rarement dites, évidemment, il a toujours cru - pourvu qu’elle soit morale.

Comment comprendre, sinon, qu’il écrive dans L’Express, le 4 juin 1955, que l’idée de révolution, à laquelle il ne renonce pas en soi, retrouvera son sens quand elle aura cessé de soutenir le cynisme et l’opportunisme des totalitarismes du moment et qu’elle “réformera son matériel idéologique et abâtardi par un demi-siècle de compromissions et (que), pour finir, elle mettra au centre de son élan la passion irréductible de la liberté” (t. III, p. 1020) - ce qui dans L’Homme révolté prend la forme d’une opposition entre socialisme césarien, celui de Sartre, et socialisme libertaire, le sien… Or, doit-on le souligner, la critique camusienne du socialisme césarien, Monsieur le Président, n’est pas la critique de tout le socialisme, loin s’en faut ! Ce socialisme libertaire a été passé sous silence par la droite, on la comprend, mais aussi par la gauche, déjà à cette époque toute à son aspiration à l’hégémonie d’un seul.

Dès lors, Monsieur le Président de la République, vous avez raison, Albert Camus mérite le Panthéon, même si le Panthéon est loin, très loin de Tipaza - la seule tombe qu’il aurait probablement échangée contre celle de Lourmarin… Mais si vous voulez que nous puissions croire à la sincérité de votre conversion à la grandeur de Camus, à l’efficacité de son exemplarité (n’est-ce pas la fonction républicaine du Panthéon ?), il vous faudra commencer par vous.

Donnez-nous en effet l’exemple en nous montrant que, comme le Camus qui mérite le Panthéon, vous préférez les instituteurs aux prêtres pour enseigner les valeurs ; que, comme Camus, vous ne croyez pas aux valeurs du marché faisant la loi ; que, comme Camus, vous ne méprisez ni les syndicalistes, ni le syndicalisme, ni les grèves, mais qu’au contraire vous comptez sur le syndicalisme pour incarner la vérité du politique ; que, comme Camus, vous n’entendez pas mener une politique d’ordre insoucieuse de justice et de liberté ; que, comme Camus, vous destinez l’action politique à l’amélioration des conditions de vie des plus petits, des humbles, des pauvres, des démunis, des oubliés, des sans-grade, des sans-voix ; que, comme Camus, vous inscrivez votre combat dans la logique du socialisme libertaire…

A défaut, excusez-moi, Monsieur le Président de la République, mais je ne croirai, avec cette annonce d’un Camus au Panthéon, qu’à un nouveau plan de communication de vos conseillers en image. Camus ne mérite pas ça. Montrez-nous donc que votre lecture du philosophe n’aura pas été opportuniste, autrement dit, qu’elle aura produit des effets dans votre vie, donc dans la nôtre. Si vous aimez autant Camus que ça, devenez camusien. Je vous certifie, Monsieur le Président, qu’en agissant de la sorte vous vous trouveriez à l’origine d’une authentique révolution qui nous dispenserait d’en souhaiter une autre.

Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à mes sentiments respectueux et néanmoins libertaires.


Michel Onfray

dimanche 31 mai 2009

Elections européennes du 7 juin

Votez le 7 juin!


Vous voulez une Europe, ou la parole du peuple serait écrasée, un Europe policière, une Europe sans droits de l'homme et du citoyen, une Europe ou tout ne serait que bourse et affairisme douteux, Europe sans droits sociaux, vous avez le choix entre les listes soutenues par messieurs Sarkozy, Le Pen et Villiers.


Vous voulez, autre chose comme moi!

Une Europe verte,

Une Europe sociale,

Une Europe humaniste,

Une Europe ou l'éducation, la santé et les services publics ne seront pas des marchandises,

Une Europe des Peuples...


Alors vous avez d'autres choix!


Je ne sais pour qui j'irai voter, mais j'irai!


Pour tout savoir sur l'Europe et ses institutions, sur les programmes annoncés des différents mouvements, je vous invite à découvrir le site internet de la fondation Robert Schuman!


L'homme en noir

lundi 2 mars 2009

Le Sarko et le métallo

Le Sarko et le métallo


Un métallo de Lorraine,

Dont les parents n'étaient pas nés en France,

Quitta sa maison et sa morne plaine,

Pour être reçu à une Sarkoséance.


Il veut de l'emploi,

pour lui, sa famille, ses amis, son pays.

Mais il n'avait que ses bras et son suffrage en échange à offrir.

Tu auras de l'emploi,

Sarkoléon le rusé promet!

En travaillant plus tu vas t'enrichir!


Me donneras tu

dit le métallo fourbu,

Tous ces bienfaits,

Une fois,le vote fait?


Je suis un homme de parole,

prétend le Sarkoléon,

Verse ton électorale obole,

et soi assuré de mon action!


Aussitôt dit, aussitôt fait...

Sarkoléon, président!

Au Fouquet's, le caviar et le saumon furent parfait!

Yacht, augmentation, raids place Vendôme, château, poule de luxe, argent...


En Lorraine, en Guadeloupe, au chaud comme au froid,

Chômage, crise, pauvreté, désolation.

Comme a dit un certain Churchill, de son prénom, Winston,


Les promesses n'engagent que ceux qui les croient!




Erik l'homme en noir



mercredi 4 février 2009

Demain pas de télé pour moi...

Demain, à 20 heures, Sarko le ventilo, cause dans le poste.
Bon il le fait déjà quotidiennement sur Télé Sarko 1 et Télé Sarko 2...
Que va-t-il annoncer? Surement nous parler de ses amis banquiers du 16 ème, qu'il faut aider, alors que les pauvres, les salariés, les petites entreprises sont dans la merde.
Alors, pas la peine d'allumer le poste.

Erik, l'homme en noir

samedi 31 janvier 2009

Aveugles





Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

"Une mobilisation importante", a dit Xavier Bertrand .

"Aujourd'hui, ce que nous faisons, c'est d'éviter que les conséquences économiques ne frappe durement les salariés. Une chose est certaine : on ne reste pas les bras ballants et on n'est pas sourd", a-t-il ajouté.

"Moi personnellement, je ne serais pas du tout hostile à ce qu'on réfléchisse à l'idée que dans certaines circonstances, on puisse à cause de la crise, dans une période donnée donc, allonger un peu la durée des indemnisations chômage si c'est nécessaire", a déclaré Jean François Coppé.

"La situation actuelle comporte deux risques majeurs: des troubles sociaux et le protectionnisme", a déclaré la ministre des cyclistes Lagarde.

"Le gouvernement entend, écoute mais ne répondra pas par un geste au hasard, désarticulé. La réponse du gouvernement et du président de la République, c'est la construction d'une politique cohérente qui passe par un plan de relance", a déclaré sur France 2, M. Hortefeux.

"Le gouvernement est évidemment attentif à des interrogations, à des inquiétudes qui se manifestent dans l'opinion, chez les salariés, au moment où nous traversons sans doute la plus grave crise depuis une centaine d'années", a déclaré M. Chatel.

Voici quelques unes des déclarations des leaders de l'UMP, Union pour une Majorité Populiste, et de certains membres du gouvernement.

C'est à dire qu'ils veulent continuer la route qui va mener les français à la ruine la plus totale...Fin du droit social, des diverses protections dont bénéficient les salariés, travail le dimanche quasi obligatoire pour tous, la retraite qui devrait arriver vers 75 ans prochainement, pourquoi pas la semaine légale de travail à 48 heures...

Voici ce qui semble s'annoncer pour la classe moyenne, et les modestes...

Réformer pourquoi? Pour amener les français à 7 ou 8 millions de chômeurs, et autant de précaires... Ca c'est l'objectif des réformes.

Un exemple de ce que pourrais être la justice en 2012. Un grand chef d'entre prise, ami du président est soupçonné de faillite frauduleuse, d'escroquerie, d'abus de biens sociaux ayant la mise au chômage de 20 000 personnes. Bref, un bon ami du président, qui applique pleinement la politique de celui-ci. Que procureur, bien obéissant aux ordres du pouvoir, aura le courage, de mettre en examen ce puissant personnage. Ben, oui, il n'y aura plus de juges d'instructions indépendants. Si un procureur ce risque à ce geste, ce n'est pas la mutation à Hazebrouck, qu'il risque, mais la prison directe, crime de lèse-président.

En 2012, nous aurons tous les jours à la une de nos quotidiens, le visage souriant du Président, vantant la réussite de ses objectifs, 8 millions de chômeurs, 8 millions de précaires. Une presse qu'on finance, ne proteste pas, elle lèche les bottes. C'est pour ça, que celui qui aimerait être président à vie (ben oui l'argent coule à flot, on habite des châteaux, et c'est le pauvre con qui paie), lui a donné 600 millions d'euros il y a quelques jours! http://www.rue89.com/2009/01/23/les-bons-conseils-de-nicolas-sarkozy-a-la-presse

Alors que pour les banquiers les milliards coulent toujours à flots, que l'on prélève de plus en plus d'agios et de frais divers, alors que les prix augmentent toujours, toujours rien pour la classe moyenne, les précaires, les chômeurs, les PME et les TPE ….

Partout en France, ce sont des fermetures, des plans sociaux...

Voilà une carte qui est bien saisissante. http://eco.rue89.com/2008/11/19/avec-vous-eco89-tient-a-jour-la-carte-de-la-crise-sociale

Que veux t on faire, en ne faisant rien? Depuis 30 ans, je n'ai jamais vu autant en de colère prête à exploser...la crise du CPE, peanuts à côté...De tout côté je vois la colère monter, au fur et à mesure de la baisse de nos comptes bancaires, de l'augmentation du nombre de chômeurs...

Je suis allé à la manif jeudi, et jamais autant de mes amis du privé, ne m'ont dit, vas y ,et pense à nous qui ne pouvons le faire...Eh oui, Mr Bertrand, si le privé est si peu représenté (attention je n'en jamais vu autant que dans la manif de jeudi), c'est parce que dans une PME ou une TPE, quand on fait, le patron, quelque fois un bon sarkoziste par ailleurs, vous mettra à la porte dans l'heure...

Veut on pousser les précaires, les salariés,les classes moyennes, les lycéens, les étudiants à la rébellion ouverte, voir à la violence. Impression bizarre!



jeudi 29 janvier 2009

Un kilomètre à pied, c'est bon, c'est bon pour la santé!

Ce matin, j'ai fais un peu de marche à pied, ça fait du bien, au corps et à l'esprit.

Au corps, car de marcher pendant deux heures et demie, c'est bon pour ma forme et mes formes.





A l'esprit, car se retrouver au milieu d'environ 50 000 personnes qui en ont marre de la politique du gouvernement actuel, ça fait du bien.
Il n'y avait pas que la fonction publique représentée! C'est super!J'ai vu nombre de gens venant du privé!
50 000 personnes qui en ont marre de voir Sarko, jouer au ventilo,
50 000 personnes qui aimeraient voir leurs revenus augmenter de 172%,


50 000 personnes qui aimeraient une vraie politique de l'emploi et de la formation,
50 000 personnes qui souhaiteraient que l'argent public, aillent aux hôpitaux, aux écoles, aux salariés, aux précaires, à la formation, bref à ceux qui en ont besoin!

50 000 personnes qui trouveraient normal que l'on aide ceux qui crée de l'emploi, les PME, les TPE, au lieu des banquiers véreux qui ne songent qu'à jouer avec l'argent des déposants comme on joue au casino.
50 000 personnes qui en ont marre, petit Sarko, de ta culture bling-bling de m'as-tu vu nouveau riche, et qui aimerait que l'argent dépensé ne le soit pas pour ta publicité, mais pour le bien public.
50 000 personnes qui en ont marre de terminer le mois en négatif à la banque.
50 000 personnes qui ne savent pas de quoi l'avenir sera fait.
50 000 personnes qui te disent de te mettre au boulot, pour le bien public, et non pour celui de quelques copains à Neuilly et dans le XVIème arrondissement.
50 000 personnes qui sont scandalisées par ta république des copains et des coquins,
50 000 personnes qui te disent merde pour avoir sanctionné un flic ou un préfet coupables de n'avoir pas pu empêcher quelques pauvres cons, de fouler la pelouse d'un tes coquins de copains, ou d'avoir oser manifester en ta présence.
50 000 à Clermont-Ferrand, 3 millions en France! Pas mal!



Erik, l'homme en noir à le sourire

samedi 27 décembre 2008

Qu'il y reste au Brésil!

Qu'il y reste au Brésil!

En ces fêtes de fin d'année, une certaine personne est au Brésil!
Qu'elle y reste donc!
On a pas besoin d'un ventilateur ici pour rafraichir atmosphère! Il fait bien suffisamment froid ici.
En Auvergne, le froid est glacial, et l'hiver pour certains, s'annonce sibérien...Je pense aux futurs chômeurs d'Alcan et de Valéo à Issoire, aux intérimaires dont les missions se sont terminées, ou aux salariés en chômage technique de chez Michelin.
Les riches sont toujours riches, et les modestes encore plus modestes.

Reste au Brésil, fais le bilan de ton année...

Salut, je m'appelle Sarkoléon!

International, mon bilan, je suis allé voir les Russes pour qu'ils se tirent de Georgie, ils y sont encore et pour longtemps.
Afghanistan,selon les ordres du Général George Patton Bush, j'ai envoyé des renforts. Pour me remercier, les afghans, ont envoyé une multitude de petits cercueils! Sympa comme attention, non?

Ma réforme des services publics... Des tribunaux locaux utiles fermés, des hôpitaux qui ont de moins en moins de moyens, une éducation qui va de moins en moins éduquer, une formation pour adultes qui ne sait pas ou elle va, un pôle emploi qui va se mettre en place, en coutant très cher, et la télé publique avec un président qui devra venir me lécher les bottes tous les matins, et ou je serai 24 heures sur 24 à l'antenne... Ben oui, les 20 minutes quotidiennes dans les JT de TéléSarko 1, ne me suffisaient pas!

Mais là ou j'ai le mieux réussit, c'est le développement économique! Pensez donc, des trucs baptisé Anpe et Assedic, dont on change le nom en Pôle Emploi, les restos du coeur, le Secours Catholique, le Secours Populaire, et vont connaître une augmentation considérable du nombre de leurs clients...

Tout cela avec l'aide de mes amis escrocs-banquiers...

Vraiment, j'ai bien travaillé, et j'ai bien mérité de me faire bronzer le cul au Brésil, dans un palace, sur une île paradisiaque, aux frais du contribuable...

Bref 2008 fut une excellente année, souhaitons que 2009 soit encore
meilleure!

Signé Sarkoléon!

Ben, reste au Brésil, et surtout ne fais rien mon gars... là au moins on a peu la paix!

Erik, l'homme en noir

mardi 2 décembre 2008

La face karchée de Sarkozy







A se procurer d'urgence!
Un bon cadeau de Noel pour un ami anti-sarkoziste !
Et en plus dans cet ouvrage de Riss, Philippe Cohen, Richard Malka tout est vrai, vérifié ....
le dernier de la série, Carla et Carlito a déjà été vendu à 200 000 exemplaires!
Un homme en noir

lundi 24 novembre 2008

un sdf est mort

Un SDF est mort… Histoire de rappeler que l’hiver approche…
Parmi les 178 000 promesses, du candidat Sarkoléon, il y en avait une qui était que dans les deux ans à venir, personne ne dormirait dehors…

Encore une qui n’a pas été tenue… Comme les autres… Les promesses n’engagent que ceux qui les croient, disait Churchill, qui encore une fois, avait raison. 53% pour cent des français les ont crues… Pas moi !

On trouve des centaines de milliards pour nos banquiers, qui ont fait les cons, jouer avec l’argent des clients, comme au casino…

Par contre pour le logement social, l’éducation, la formation, le pouvoir d’achat, rien…
Vous allez me dire que cet argent va bénéficier aux PME, qui sont au bord de l’asphyxie, à cause d’une crise dont elles ne sont pas responsables… Que nenni ! Les banques vont surtout songer à les tondre, avant fermeture… C’est cela le métier de banquier, tondre son client…


Un SDF est mort, qu'il repose en paix, et au chaud!


Un homme en noir en colère

jeudi 12 juin 2008

Le ventilateur

"Il y a 8% d'augmentation des dépenses, mais pour 300% d'activité en plus", a expliqué M. Chatel, en rendant compte des travaux du Conseil des ministres.


Le budget de l'Elysée est passé de 32 à 35 millions d'euros, une augmentation substantielle, n'est ce pas. Pendant que le train de vie des Français diminue, que l'Etat tente de restreindre ses dépenses, les dépenses de Sarko augmentent de 8%. Super l'exemple! 3 millions ça doit en faire des postes de profs, d'infirmières, de flics, d'agents du trésor....


La raison, ce sont les déplacements.


Déplacements en province, pour aller y faire des promesses qu'on ne tiendra jamais, déplacements à l'étranger pour des vacances ou pour aller serrer la cuillère à des dictateurs comme Khadafi, ou se mettre à genoux devant les bouchers de Pékin et Washington...


Quand on me parle d'activité en plus, moi je me dis que l'on brasse surtout de l'air. La meilleure solution pour brasser de l'air, Mr Sarko, ce n'est pas le Falcon 900, ou l'Airbus présidentiel, mais un bon ventilateur, ça coûte moins de 40 euros.


Erik

dimanche 3 février 2008

Explusion

Eh oui! 53 % des Français ont voté, pour cela!

Mr Sarkozy, en guise de programme électoral avait photocopier celui de Le Pen.

Le résultat est là! Qui se fait expulser? Des mecs en voie d'intégration, qui n'ont jamais causés de problème, qui travaillent! Les préfets, ont reçu des consignes drastiques de la part de Brice Hortefeux-Goebbels, ministre de l'immigration, on expulse à tour de bras!

Résultat, un peu partout, des mecs intégrés trinquent!

Un truc: ce type là est étudiant en informatique, un métier dont on a besoin en France! Je croyais que ceux là au contraire on devait les attirer les informaticiens, les maçons, les cuisiners dont la France a besoin, au titre de l'immigration choisie? Visiblement, le préfet, et le ministre n'ont pas lu ce passage dans les déclarations de Mr Sarkoléon.

Ca fait un étranger un étranger de plus dans les statistiques! Alors qu'aucune autre promesse de campagne, du président Sarkoléon, n'a été, et ne sera tenue (on fait le pari?), celle ci on y tient, surtout à quelques semaines d'élections municipales qui s'annoncent difficiles pour l'UMP.

Dégout!

Allez vite signer la pétition!

Erik, un homme en noir

L’histoire de Ziyed,
la banale histoire d’un projet de vie brisé,
une histoire banale parmi les milliers d’autres induites par la logique du chiffre d’un gouvernement dont l’élection a soi-disant marqué un recul des idées du Front National :

Mardi 29 janvier 2008, un étudiant tunisien, Ziyed TLILI, que nous connaissons à RUSF 63, a été arrêté lors d’un contrôle policier à Cournon (une ceinture de sécurité non attachée dans la voiture où il se trouvait…). Le lendemain, il a été transféré au centre de rétention de Lyon. Il risque maintenant d’être expulsé.

Ziyed est arrivé en France il y a 6 ans, en situation régulière. Il a obtenu, puis renouvelé son titre de séjour étudiant depuis 2002. Il est actuellement étudiant en 2e année de Licence à l’UFR Sciences et technologies de l’Université Blaise Pascal, après avoir validé un DUT à l’IUT Informatique de l’Université d’Auvergne en 2005. Comme de nombreux étudiants, il travaille pour financer ses études. Devant concilier les difficultés d’une activité salariée pour survivre avec la poursuite de ses études, il n’a néanmoins pas bénéficié des aménagements légalement prévus pour tout étudiant salarié. De ce fait, il n’a pu valider ses examens l’an passé.

En octobre dernier, sa dernière demande de renouvellement de titre de séjour lui a été refusée. Il s’est alors vu notifier une OQTF (Obligation à Quitter le Territoire Français). Son recours devant le Tribunal administratif a été débouté en décembre. Devenu « sans-papiers », il vient donc d’être arrêté.

Cette arrestation ruine son avenir : non seulement la poursuite de son cursus universitaire, mais aussi la perspective d’emploi qui venait de lui être offerte dans la filière qu’il a choisie et, pire encore, son projet de mariage avec sa compagne de nationalité française, aujourd’hui anéantie.

Contre l’arrestation de Ziyed, contre son expulsion, mobilisons-nous pour exiger sa libération immédiate et l’obtention d’un titre de séjour « étudiant » pour qu’il puisse achever son cursus universitaire !

Ziyed n’a ni volé, ni menacé, ni tué qui que ce soit… Être sans-papiers ne doit pas être considéré comme un délit, ni conduire en prison ! Les sans-papiers ne sont pas dangereux, ils sont en danger…


Aujourd'hui, vendredi 1er février, vous pouvez apporter votre soutien à Ziyed TLILI, étudiant clermontois en informatique, victime d'une OQTF et arrêté il y a trois jours suite à un contrôle policier, qui passe devant le juge des libertés à Lyon à 9 heures 30 (Tribunal (Nouveau Palais de justice), 67 rue Servient, Lyon 3e, 1er étage, Salle U (Tram : Palais de justice).

samedi 19 janvier 2008

Les dix commandements de Sarkoléon





  • Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face. Evidemment, vous êtes le seul dieu possible, mon cher Or!

  • Tu ne te feras point d’image taillée, de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Ah, non! Moi c'est sous forme de lingots et de bijoux que vous me plaisez le plus!

  • Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent. Si, si, je me prosterne devant vous et vos représentants, Vincent Bolloré, Arnaud Lagardère et quelques émirs...

  • et qui fais miséricorde jusqu’en mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements. J'ai fait l'aumône cet été à quelques amis de Neuilly et du 16 ème. Le paquet fiscal et le chèque qu'ils ont reçu, c'était moi!

  • Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain. Rectification, je suis Eternel

  • Observe le jour du repos, pour le sanctifier, comme l’Éternel, ton Dieu, te l’a ordonné. Oh oui, je m'enfermerai à l'Elysée, sous les Ors de la République!

  • Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Ca, ça veut dire que j'ai le droit de baiser Carla?

  • Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l’étranger qui est dans tes portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi. Rires, cinquième, sixième, septième jours, c'est toujours pareil, je ne bosse jamais! J'agite les bras histoire de faire du vent, d'aérer l'athmosphère, je me tire en vacances, et surtout je fais bosser les autres 24 heures sur 24.

  • Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Egypte, et que l’Éternel, ton Dieu, t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu : c’est pourquoi l’Éternel, ton Dieu, t’a ordonné d’observer le jour du repos. J'ai 63 millions d'esclaves dont la majorité bosse pour pas grand chose! Et dire qu'ils m'ont élu, les cons!

  • Honore ton père et ta mère, comme l’Éternel, ton Dieu, te l’a ordonné, afin que tes jours se prolongent et que tu sois heureux dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne. Mon père, Jacques Chirac, je vais le foutre en taule, au gnouf pour avoir oser s'opposer à moi dans le passé.

  • Tu ne tueras point. J'ai tué mon père, Jacques Chirac, mille fois dans ma tête, et je l'ai eu en fin de compte le vieux.

  • Tu ne commettras point d’adultère. Jacques Martin, j'ai niqué ta femme!

  • Tu ne déroberas point. Je ne vole pas, j'emprunte les yachts des autres!

  • Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. Donc on ne doit pas mentir, alors là je suis mal, seigneur. Pendant la campagne électorale, j'ai fait 178031 promesses, et je jure de n'en respecter aucune hors celles faites à mes copains du club de L'ISF.

  • Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain ; tu ne désireras point la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.

    Rires, je convoite tout ce qui appartient à mon prochain , par exemple je cherchais un logement, j'ai piqué celui de Chirac!

Signé: Sarkoléon